Harold Ambellan, Sans titre, Antibes, juillet 1977, Gouache, crayon et craie grasse, Don Zoé Ambellan, 2020 © Harold Ambellan / ADAGP 2020

La donation Harold Ambellan / Harold Ambellan Donation

Première partie : 1949-1979: New York, Paris, Cagnes-sur-Mer, Antibes
1st part 1949-1979: New York, Paris, Cagnes-sur-Mer, Antibes

Musée Réattu

Du 16 juin au 31 décembre 2020 / 16 June to 31 December
Ouvert tous les jours sauf lundi – de 10h à 18h.

Harold Ambellan

Inaugurée le 15 février et fermée prématurément le 16 mars pour cause de confinement, l’exposition “La donation Harold Ambellan” rouvre ses portes dès le 16 juin.

L’artiste
Harold Ambellan est né en 1912 à Buffalo, dans l’état de New York, et s’est éteint à Arles en 2006. Après des études de sculpture et beaux-arts dans sa ville natale, il obtient en 1930 une bourse d’étude de l’Art Student League. De 1935 à 1939, il est l’un des artistes américains qui bénéficient du Federal Art Project, mis en place par le président Roosevelt dans le cadre du New Deal. En 1938, il participe à l’exposition collective « Subway Art » au MoMa de New York et se lie d’amitié avec les sculpteurs Jacques Lipchitz et Ossip Zadkine. En 1941, il est élu président de la Sculptors Guild of America et expose ses sculptures au Metropolitan Museum of Art de New York et à la Fine Arts Academy de Philadelphie. Après sa démobilisation de l’US Navy, il enseigne à la Workshop School de New York. Ses opinions politiques, trop à gauche pour l’Amérique maccarthyste, le poussent à s’exiler en France en 1954. Après quelques années passées à Paris, dans le quartier de Montparnasse, il découvre le sud de la France à l’occasion d’un séjour à Cagnes sur- Mer en 1961 puis s’installe à Antibes l’année suivante. Il y vivra jusqu’en 1979, avant de poser ses bagages à Arles, ville dans laquelle il créera pendant 26 ans.

L’œuvre
Harold Ambellan place la figure humaine au coeur de sa création. Silhouettes masculines et féminines, représentées seules ou en couples, y sont autant des motifs graphiques sujets à variations que des supports de réflexion sur la place de l’homme dans l’univers. L’artiste puise aussi bien son inspiration dans l’expressionnisme et le cubisme allemands que l’art indien ou africain, mais l’influence de l’art antique gréco-romain reste centrale. Bien qu’il se soit toujours présenté comme sculpteur, Ambellan s’est aussi intéressé à la céramique, à la peinture et au travail du métal, créant notamment une collection de médailles pour la Monnaie de Paris. Mais c’est son oeuvre graphique, considérable, qui reste essentielle à la compréhension de son art, confirmant l’affirmation de Zadkine selon laquelle « un sculpteur qui ne dessine pas, qui ne peint pas, est une caricature ».

—————

Artist
Harold Ambellan was born in 1912 in Buffalo, in the state of New York, and died in Arles in 2006. After studying sculpture and fine arts in his home town, in 1930 he received a study grant from the Art Student League. From 1935 to 1939, he was one of many American artists to be supported by the Federal Art Project, implemented by President Roosevelt as part of the New Deal. In 1938, he participated in the collective exhibition ‘Subway Art’ at the MoMA in New York and formed a friendship with the sculptors Jacques Lipchitz and Ossip Zadkine. In 1941, he was elected chairman of the Sculptors Guild of America and exhibited his sculptures at the Metropolitan Museum of Art in New York and at the Fine Arts Academy in Philadelphia. After being discharged from the US Navy, he taught at the Workshop School in New York. His political views that were too leftist in light of the rise of McCarthyism in America, drove him to emigrate to France in 1954. After several years spent in Paris, in the district of Montparnasse, he discovered the south of France upon a visit to Cagnes-sur-Mer in 1961, then headed to Antibes the following year. He lived there until 1979, before moving to Arles, the city in which he created new works for 26 years.

Work
The human figure is central to Harold Ambellan’s creativity. His range of male and female silhouettes, depicted alone or in couples, act as graphic motifs as well as a basis for reflection on man’s role in the universe. The artist draws inspiration from German expressionism and cubism, as well as from Indian and African art, however the influence of Greco-Roman ancient art remains central. Although he always regarded himself as a sculptor, Ambellan was also interested in ceramics, painting and metalwork, creating among other things a collection of medals for the Monnaie de Paris. His extensive graphic work remains key to understanding his art, confirming Zadkine’s assertion according to which ‘a sculptor who doesn’t draw, who doesn’t paint, is a caricature’. La donation
From among over 3,500 drawings, preserved by his daughters Anne and Zoé Ambellan, a selection of 125 pieces covering the whole of the artist’s creative period (1949 to 2004) was carried out for the bequest to Musée Réattu.
A first set of drawings covering the period from 1949 to1979 will be presented in one of the permanent collection rooms until 31st May. The Arles production (1980-2004) will feature in a second rehang until the end of 2020.
Exhibited just a step away from the Picasso bequest – an artist to whom Ambellan sometimes pays tribute – and sculptures by Zadkine, the Ambellan bequest fits perfectly in the museum collection. This collection encompassing Marino Marini and Pol Bury, as well as Carmen Perrin and Vincent Barré, is cultivating more than ever its taste for the work of sculptors.

 

Musée Réattu

10 Rue du Grand Prieuré
13200 Arles

contact
04 90 49 37 58

Ancien Grand-Prieuré de Malte, musée des beaux-arts et d’art contemporain de la ville d’Arles
Construit à la fin du XVème dans un tête-à-tête magique avec le Rhône, le Grand-Prieuré de l’Ordre de Malte doit sa destinée à Jacques Réattu (1760-1833), peintre arlésien et Grand Prix de Rome, qui en fit sa maison, son atelier et le laboratoire de ses rêves. Devenu musée en 1868, l’édifice conserve toute son œuvre et sa collection personnelle, dont un extraordinaire portrait de Simon Vouet. Ouvert à la photographie dès les années 60 (5000 œuvres aujourd’hui), enrichi par des dons d’exception (Picasso, avec 57 dessins, 2 affiches, 3 gravures et 2 peintures, 15 œuvres d’Alechinsky…), très sensible à la sculpture (Germaine Richier, Toni Grand…), le musée a créé en 2008 une chambre d’écoute dédiée à l’art sonore. Véritable lieu de confluences, pratiquant la commande aux artistes et le mélange des disciplines, le musée propose expositions thématiques et accrochages renouvelés pour découvrir l’art autrement.