Anne Clergue Galerie

ANNEE 2015-SAISON 2
Joséphine Douet « Manzanares, père et fils, Péages » Exposition du 2 au 25 Avril 2015 Pour la première fois, une photographe de mode accompagne un « torero » et sa « cuadrilla », ses aides, afin de capter leur vie au quotidien. Jour et nuit, sans concession, sur toutes les routes d’Espagne, une femme s’est fondue au sein de cet équipage purement masculin, disparaissant presque à leurs yeux afin d’accéder au plus près de l’intime. Un « road movie » vécu dans l’habitacle du véhicule aménagé pour dormir, se reposer, se questionner, se parler, se taire, écouter, regarder, péage après péage. José María Manzanares le « torero » est une véritable super star. Il n’est pas seulement l’un des toreros les plus artistes et les plus appréciés de sa génération, il est aussi l’icône des stylistes “Dolce et Gabbana” pour l’année 2015. Une révolution dans le monde de la mode! Un torero mannequin ! Il y a quelques mois, le fils perdait son père, le grand « torero » Manzanares, à qui la Ville d’Arles rend hommage pour la Feria de Pâques 2015. Les images du père et du fils se croisent sous le regard complice de Joséphine avec beaucoup d’émotion et de subtilité. Une relation très forte et touchante s’impose à nous aujourd’hui et prend une nouvelle dimension historique. De cette étroite collaboration entre artistes est née une histoire inédite racontée en image par une photographe hors normes. Joséphine Douet, est loin d’être une inconnue, elle a inaugurée « Anne Clergue Galerie » à Arles en Avril 2014 avec « Silencios » et ne peut s’empêcher d’évoluer entre haute couture et tauromachie, deux arènes où l’émotion est palpable à chaque instant grâce aux espaces liminaux qu’elle dévoile à nos yeux. Des Arènes de Las Ventas à Madrid, au Festival de Perpignan « Visa pour l’image » en 2014, son image grandit auprès d’un public toujours plus curieux grâce à l’originalité de son travail.
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“….Joséphine nous fait découvrir un José Maria Manzanares torero et voyageur. Comme John Ford, Hawks ou Bud Boetticher, elle a fusionné son personnage avec le décor, ses instruments de travail , avec sa solitude et celles des siens ( la cuadrilla). La poésie de ses excellentes photos réside dans les petits détails : un hotel de bord de route sans âme, le valet d’épées qui lave l’habit de lumière dans la douche, une valise de montera qui attend, majestueuse et solitaire, sur le trottoir d’une rue quelconque dans une ville quelconque, la communauté des toreros qui dînent trop vite dans un restaurant anonyme… Joséphine a photographié l’arrière boutique, la route, la caravane de ces hommes qui jour après jour, nuit après nuit, tissent leur destin. Sans effet, naturellement. Avec le naturel et le réalisme des grands. Visages inquiets, visages sérieux, visages fatigués. Les visages de la Fiesta. Outils artisanaux: muletas, malles, étuis, valises de montera. Les outils de la Fiesta. Hotels, routes, voitures, restaurants, patios de cuadrillas. Les lieux de la Fiesta. Et bon nombre de ces visages, des ces outils et de ces lieux, Joséphine Douet les a photographiés en noir et blanc. Très pertinent. “Le noir et blanc est une traduction de la réalité et une fuite de la réalité” (F. Trueba). Comme la tauromachie…. Il est très émouvant de voyager avec Manzanares et Joséphine à travers cette subtile collection d’estampes, de très belles images qui réfléchissent si bien la géographie secrète de ce voyage vers un été de sang, sueur, larmes et gloire, qui chaque année attend les toreros”. Agustin Diaz Yanes, réalisateur
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BIOGRAPHIE Photographe, Joséphine Douet vit et travaille entre Madrid et Paris. Ses images ont été publiées dans de nombreux magazines (Rolling Stone, ELLE, GQ, Vanity Fair, Esquire, l’Officiel, Libération, Les Inrockuptibles, Paris Match…). Elle saisit la vie et l’essence de personnalités exceptionnelles, loin du glamour officiel, avec un regard sensible et magique, qui nous emmène sur des chemins imprévisibles. Son travail flirte avec des univers baroques, complexes, souvent en voie d’extinction. Son terrain de prédilection, le backstage, laboratoire des destinées est l’intime de sa demeure. Portraits de grands musiciens de jazz, photos de tournée avec Rufus Wainwright, tout comme des années de travail en coulisse des défilés de Haute Couture… Finalement, ce saut dans le monde de la tauromachie, de la main de José María Manzanares. Premier volet d’une trilogie de 5 ans autour la corrida, “Peages” est également un livre homonyme (ed. Bellaterra). Plus d’info sur : http://www.josephinedouet.com Joséphine Douet est représentée par Anne Clergue Galerie. Plus d’info sur: http://www.anneclergue.fr

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Anne Clergue Galerie ouvre sa deuxième saison avec la photographe Joséphine Douet, qu’elle suit avec beaucoup d’attention. Puis ce sera le tour de Mâkhi Xenakis qui proposera ses encres et dessins au mois de mai, la jeune photographe Sandrine Rousseau qui exposera pour la première fois ses magnifiques photos du désert en Juin. Pour l’été, Aranka Israni nous dévoilera ses magnifiques nus, et enfin John Stewart nous réserve une création pour septembre. Une année 2015, bien remplie avec des artistes confirmés, émergents et une plasticienne!

4Anne Clergue Galerie.

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